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  <title>ZoneL</title>
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  <dc:date>2009-07-21T00:00:00+00:00</dc:date>
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<item rdf:about="http://www.zonel.net/index.php?2009/07/21/93-la-fin-du-chat">
  <title>La fin du chat</title>
  <link>http://www.zonel.net/index.php?2009/07/21/93-la-fin-du-chat</link>
  <dc:date>2009-07-21T00:00:00+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Jerome Morrow</dc:creator>
  <dc:subject>Attitude</dc:subject>
  <description>Deux ans avaient passé. Mais deux années n'avaient pas suffi à me faire oublier sa rencontre, bien au contraire. Et pourtant... En deux ans, j'avais beaucoup changé: d'activité professionnelle, de fréquentations, de vie, d'occupations et de préoccupations... J'avais rencontré un tas de personnes. J'en ai aussi oublié beaucoup. Mais ne l'ai pas oublié, lui et ses mots... Aussi brève et fortuite que fût notre rencontre, elle ne cessait de me hanter depuis tout ce temps.
Deux années avaient passé lorsque je le revis pour la dernière fois.</description>
  <content:encoded><![CDATA[Deux ans avaient passé. Mais deux années n'avaient pas suffi à me faire oublier sa rencontre, bien au contraire. Et pourtant... En deux ans, j'avais beaucoup changé: d'activité professionnelle, de fréquentations, de vie, d'occupations et de préoccupations... J'avais rencontré un tas de personnes. J'en ai aussi oublié beaucoup. Mais ne l'ai pas oublié, lui et ses mots... Aussi brève et fortuite que fût notre rencontre, elle ne cessait de me hanter depuis tout ce temps.<br>
Deux années avaient passé lorsque je le revis pour la dernière fois. Deux ans avaient passé. Mais deux années n'avaient pas suffi à me faire oublier sa rencontre, bien au contraire. Et pourtant... En deux ans, j'avais beaucoup changé: d'activité professionnelle, de fréquentations, de vie, d'occupations et de préoccupations... J'avais rencontré un tas de personnes. J'en ai aussi oublié beaucoup. Mais ne l'ai pas oublié, lui et ses mots... Aussi brève et fortuite que fût notre rencontre, elle ne cessait de me hanter depuis tout ce temps.<br>
Deux années avaient passé lorsque je le revis pour la dernière fois.<br><br>
Je le trouvais là, un soir à bout de force au détour d'une rue. La rue de notre première rencontre. Le chat n'était plus qu'une ombre de lui-même jadis. Le corps fatigué, amaigri et usé. Lorsque nos regards croisèrent, je compris qu'il n'en avait plus pour longtemps. Je présentais que notre rencontre n'était pas le fruit du hasard, aussi je l'invitais aussitôt à me suivre jusque chez moi. Il me suivit silencieusement. Une fois arrivé, il refusa d'un geste nourriture et boisson. Il se dirigea jusqu'au salon et se posta sur le rebord de la fenêtre. Tout en regardant la rue en contrebas, il attendit que je m'assis près de lui pour commencer à parler :<br><br>
<i>Tu observes mon allure émaciée, je maigris en effet un peu plus chaque jours. Ce monde n'est pas fait pour moi, tu le sais autant que moi. Mais si ce monde devait finir par me faire mourir, cela serait autrement, plus insidieusement. Dans le cas présent, si je suis ainsi, c'est justement pour ne pas mourir ici. Maintenant suis-moi. </i><br><br>
Nous traversâmes la ville au crépuscule pour parvenir au quartier des docks. Ce fut ensuite un enchainement de ruelles, de contres-allées et de passages étroits, pour finir sur une échelle rouillée débouchant sur le toit d'un entrepôt qui surplombait les quais. En face de nous, plusieurs mètres en contrebas, se dressait la silhouette sombre d'un navire amarré. Sans le quitter des yeux le chat reprit :<br><br>
<i>Ce bateau lèvera l'ancre cette nuit. Il part vers l'endroit exact où je désire aller depuis toutes ces années. Comme partout ici, on ne peut embarquer sans autorisations. Comme partout ici, impossible de s'en approcher, les chiens montent la garde en bas. Il n'y que d'ici que je puis l'atteindre : prendre mon élan, sauter de ce toit et atterrir sur le pont. Il n'y qu'un seul moment pour tenter cela : le moment les chiens du quai ne pourront monter. C'est le moment du départ, où relevant ses passerelles, le navire se détachera du quai pour s'éloigner. Ce moment, c'est ce soir. </i><br><br>
La distance nous séparant du navire me semblait impossible à atteindre. Quittant les yeux du navire pour se tourner vers moi, le chat continuait :<br><br>
<i>Voilà des années que toutes les nuits, je m'entraîne à sauter les toits de cette ville. Toutes ces nuits à tenter de toute mes forces à me rendre autant puissant que léger. Voilà pourquoi tu me vois ainsi. Voilà ce que j'ai enduré toutes ces années, isolé, affamé, épuisé, un seul but enflammant mon esprit. Voilà pourquoi je supportais cette ville maudite où les chiens règnent en maîtres.<br>Mais ce soir tout ceci sera terminé, quoiqu'il puisse arriver. Que mon saut se termine sur le pont du bateau ou dans les flots, mon corps voguera loin d'ici. Que mon saut brise mon corps usé, ou qu'il me laisse sauf, je serai de toute façon loin d'ici. Ainsi, ce soir j'aurai gagné: j'aurai tout donné pour cet ultime saut dans l'inconnu, vers ce que je désire, vers ce qui est une possibilité d'accomplissement. Ce soir je quitte ce monde à jamais. Seule la forme que prendra ma victoire reste à déterminer. Mais je m'en soucie assez peu à vrai dire. <br>Maintenant tu peux t'en aller,  car ce que je vais faire ne regarde que moi et ne nécessite pas de témoin. Mon départ est fixé et le seul cadeau que tu pourrais me faire serait de garder ce souvenir en toi. Nous le savons, seul le geste est important, l'aboutissement est simple formalité aléatoire ne dépendant point de nous.</i><br><br>Le chat me tourna le dos, et termina :<br>
<i>Adieu donc, et ce pour la dernière fois ... et crois, comme moi, que les choses peuvent vivre plusieurs fois.</i><br><br>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.zonel.net/index.php?2009/05/08/94-la-ou-tout-est-sauvage-tout-est-silence">
  <title>Là où tout est sauvage, tout est silence</title>
  <link>http://www.zonel.net/index.php?2009/05/08/94-la-ou-tout-est-sauvage-tout-est-silence</link>
  <dc:date>2009-05-08T16:20:31+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Jerome Morrow</dc:creator>
  <dc:subject>Arts</dc:subject>
  <description>Balmorhea est un groupe texan formé en 2006. All is wild, all is silent, leur troisième album est sorti ce mois ci. Le quintette déploie une musique acoustique subtile et inspirée, entre folk envolé...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <p><img src="http://www.zonel.net/images/balmorhea_.jpg" align="left"><br>
<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Balmorhea_(band)" target="_blank">Balmorhea</a> est un groupe texan formé en 2006. <i>All is wild, all is silent</i>, leur troisième album est sorti ce mois ci. Le quintette déploie une musique acoustique subtile et inspirée, entre folk envolé et rock rêveur, évoquant par là même les vastes espaces de l'ouest sauvage.<br>
Je ne saurais que trop vous conseiller l'excellent <a href="http://vimeo.com/4076405">clip video réalisé par Jared Hogan de la chanson <i>Remembrance</i>:</a><br><a href="http://vimeo.com/4076405" target="_blank"><img src="http://www.zonel.net/images/balmorhea.jpg"></a></p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.zonel.net/index.php?2009/04/27/92-farandole-sociale">
  <title>Farandole sociale</title>
  <link>http://www.zonel.net/index.php?2009/04/27/92-farandole-sociale</link>
  <dc:date>2009-04-27T16:03:16+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Jerome Morrow</dc:creator>
  <dc:subject>Attitude</dc:subject>
  <description>Ton réseau social n'est rien d'autre qu'une toile d'araignée,
tissée de cartes d'identités reliées en bases de données,
nourrie de voyeurisme et le narcissisme à demi assumés,
prisonniers et...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ Ton réseau social n'est rien d'autre qu'une toile d'araignée,<br>
tissée de cartes d'identités reliées en bases de données,<br>
nourrie de voyeurisme et le narcissisme à demi assumés,<br>
prisonniers et geôliers sont ainsi réconciliés.]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.zonel.net/index.php?2008/11/25/90-nous-autres">
  <title>Nous autres</title>
  <link>http://www.zonel.net/index.php?2008/11/25/90-nous-autres</link>
  <dc:date>2008-11-25T09:51:23+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Jerome Morrow</dc:creator>
  <dc:subject>Livres</dc:subject>
  <description>1984 de George Orwell s'inspire d'un ouvrage  intitulé Nous autres de l'écrivain russe Ievgueni Zamiatine et paru en 1920. A l'instar de 1984, l'ouvrage de Zamiatine donne lui aussi la description...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <i>1984</i> de George Orwell s'inspire d'un ouvrage  intitulé <i>Nous autres</i> de l'écrivain russe Ievgueni Zamiatine et paru en 1920. A l'instar de <i>1984</i>, l'ouvrage de Zamiatine donne lui aussi la description d'une contre-utopie totalitaire. <br>Pour plus d'informations sur <i>Nous autres</i> je ne saurai trop vous conseiller à ce sujet <a href="http://www.salle101.org/telechargements/nousautres.mp3">la brillante chronique</a> de la <i style="border-bottom:1px dotted"><a href="http://www.salle101.org"  style="text-decoration:none">Salle 101</a></i>.]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.zonel.net/index.php?2008/08/28/89-etre-un-artiste">
  <title>Etre un artiste</title>
  <link>http://www.zonel.net/index.php?2008/08/28/89-etre-un-artiste</link>
  <dc:date>2008-08-28T09:17:40+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Jerome Morrow</dc:creator>
  <dc:subject>Arts</dc:subject>
  <description>Pour trouver la réalité, chacun doit regarder intensément son propre univers, chercher ces détails qui contribuent à cette réalité que l'ont sent sous la surface des choses...
Etre un artiste...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <i>Pour trouver la réalité, chacun doit regarder intensément son propre univers, chercher ces détails qui contribuent à cette réalité que l'ont sent sous la surface des choses...<br>
Etre un artiste signifie chercher, trouver et regarder ces réalités-là ; être artiste, cela signifie ne jamais détourner les yeux.</i><br><br>
Akira Kurosawa,1963]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.zonel.net/index.php?2008/07/31/88-partis-politiques">
  <title>Partis Politiques</title>
  <link>http://www.zonel.net/index.php?2008/07/31/88-partis-politiques</link>
  <dc:date>2008-07-31T16:57:27+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Jerome Morrow</dc:creator>
  <dc:subject>Livres</dc:subject>
  <description>Extrait de Note sur la suppression générale des partis politiques de Simone Weil :
« Pour apprécier les partis politiques selon le critère de la vérité, de la justice, du bien public, il convient de...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ Extrait de <i>Note sur la suppression générale des partis politiques</i> de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Simone_Weil" target="_blank">Simone Weil</a> :<br>
« <i>Pour apprécier les partis politiques selon le critère de la vérité, de la justice, du bien public, il convient de commencer par en discerner les caractères essentiels.<br>
On peut en énumérer trois :<br>
Un parti politique est une machine à fabriquer de la passion collective.<br>
Un parti politique est une organisation construite de manière à exercer une pression sur la pensée de chacun des êtres humains qui en sont membres.<br>
La première fin, et, en dernière analyse, l’unique fin de tout parti politique est sa propre croissance, et cela sans aucune limite.<br>
Par ce triple caractère, tout parti est totalitaire en germe et en aspiration. S’il ne l’est pas en fait, c’est seulement parce que ceux qui l’entourent ne le sont pas moins que lui.</i> »]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.zonel.net/index.php?2008/07/22/87-culture-du-libre-et-internet">
  <title>Culture du Libre et Internet</title>
  <link>http://www.zonel.net/index.php?2008/07/22/87-culture-du-libre-et-internet</link>
  <dc:date>2008-07-22T15:16:24+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Jerome Morrow</dc:creator>
  <dc:subject>Blogosphère</dc:subject>
  <description>« Alors rien ne sert de s’énerver : il faut juste les ignorer, se battre pour qu’ils ne changent pas trop la loi, et continuer à programmer du code comme nous le faisons depuis 20 ans maintenant :...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ « <i>Alors rien ne sert de s’énerver : il faut juste les ignorer, se battre pour qu’ils ne changent pas trop la loi, et continuer à programmer du code comme nous le faisons depuis 20 ans maintenant : nous avons le matériel, les logiciels, la bande passante, la culture, les talents… (...)<br>
Nous n’avons besoin de rien, ni de changer la loi, ni d’en faire adopter de nouvelles, ni de détruire ni de créer quoi que ce soit, ni de venture capitalists, ni de position monopolistique… La beauté de notre position tient au fait que de toute façon nous gagnerons, alors laissez-nous tranquille. La seule chose que nous demandons, à l’Etat, c’est d’éviter de créer des injustices au bénéfice de quelques-uns</i>. »<br><br>
Eben Moglen*, extrait de la conférence "Culture et Internet", à Paris, le 5 juin 2008 (Retranscription par la <a href="http://www.laquadrature.net/fr/conference-deben-moglen-du-jeudi-5-juin-la-video" target="_blank">Quadrature du Net</a>).<br>
<br>
*<font size="1"><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Eben_Moglen" target="_blank">Eben Moglen</a> est professeur de droit à l'université de Columbia, avocat conseil de la Free Software Foundation et le principal rédacteur de la licence GNU/GPL avec Richard Stallman.</font>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.zonel.net/index.php?2008/07/21/86-encore-la">
  <title>Encore là ?</title>
  <link>http://www.zonel.net/index.php?2008/07/21/86-encore-la</link>
  <dc:date>2008-07-21T23:33:49+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Jerome Morrow</dc:creator>
  <dc:subject>Attitude</dc:subject>
  <description>Tiens, encore là ? Peut-être égaré...
Ce blog est comme un vieux chat errant: en sursis mais décidement dur à mourir...
«Quelque chose doit le mettre sans cesse sur les bords de l'abîme. Il voyage à...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ Tiens, encore là ? Peut-être égaré...<br>
Ce blog est comme un vieux chat errant: en sursis mais décidement dur à mourir...<br>
«<i>Quelque chose doit le mettre sans cesse sur les bords de l'abîme. Il voyage à la recherche des parapets du monde</i>». (Sylvain Tesson, "Petit traité sur l'immensité du monde")]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.zonel.net/index.php?2008/07/11/85-dos-au-mur">
  <title>Dos au mur</title>
  <link>http://www.zonel.net/index.php?2008/07/11/85-dos-au-mur</link>
  <dc:date>2008-07-11T15:13:44+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Jerome Morrow</dc:creator>
  <dc:subject>Attitude</dc:subject>
  <description>Courage, désintéressement, intelligence. Trois valeurs qui ne guident le comportement des individus que très occasionnellement et presque jamais en même temps. 
Courage, désintéressement,...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ Courage, désintéressement, intelligence. Trois valeurs qui ne guident le comportement des individus que très occasionnellement et presque jamais en même temps. <br>
Courage, désintéressement, intelligence. Lorsque l'individu agit selon ces trois principes il est nécessairement seul et isolé, son attitude se détachant du groupe. Vous verrez donc les autres individus du groupe agir ensemble pour détruire ou récupérer le résultat de ce comportement déviant de la norme. Pareil à la loi de la gravité, ce principe physique dicte la psychologie des foules et qualifie en négatif les principes motivant l'action de ce groupe :<br>
Lâcheté, intéressement, aveuglement. Si le groupe est ainsi, c'est parce en son sein l'individu l'est aussi... majoritairement par défaut et par inertie. Peut-être est-ce la raison pour laquelle l'attitude inverse est si souvent porté comme idéal inaccessible, à la fois attirant et terriblement dangereux, comme la promesse d'un suicide prométhéen, mais propre à rendre supportable la vie en société au quotidien, autrement dit à consoler l'individu sa propre médiocrité. <br>Si nous admirons les héros c'est parce que nous sommes n'en sommes pas. Si nous louons les héros c'est parce que nous nous gardons bien d'en être. Mettre sur un piédestal  c'est s'empêcher d'y monter.]]></content:encoded>
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<item rdf:about="http://www.zonel.net/index.php?2008/01/23/84-la-sensibilite-individualiste">
  <title>La sensibilité individualiste</title>
  <link>http://www.zonel.net/index.php?2008/01/23/84-la-sensibilite-individualiste</link>
  <dc:date>2008-01-23T07:39:16+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Jerome Morrow</dc:creator>
  <dc:subject>Livres</dc:subject>
  <description>Georges Palante est l'auteur de ma citation préférée : « L'individu reste la source vivante de l'énergie et la mesure de l'idéal ».
Cette phrase résume à elle seule la philosophie de Palante, encore...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <p><img src="http://www.zonel.net/images/plsi.jpg" align="left">Georges Palante est l'auteur de ma citation préférée : «<i> L'individu reste la source vivante de l'énergie et la mesure de l'idéal </i>».
Cette phrase résume à elle seule la philosophie de Palante, encore fortement méconnue de nos jours, même si les éditions CODA réalisent depuis quelques années une réédition de ses oeuvres complètes. A celles-ci ajoutons la récente édition des Mille Et Une Nuits de deux excellents textes de Palante : <i>La sensibilité individualiste</i> suivi de <i>Anarchisme et individualisme</i>. Dans ces deux textes, Palante nous expose son individualisme, vu comme une sensibilité propre à l'opposé de tout dogme y compris de ces dogmes qui s'inspirent justement de l'individualisme pour en faire une théorie politique (exemple : le dogme anarchiste ou le dogme libéral). Car Palante, citant avec abondance nombre d'oeuvres littéraires, démontre avec clarté l'opposition éternelle entre l'individu et la société. Il explique comment l'individualiste - éternel rebelle -  est l'ennemi de tout ce qui écrase l'individu et comment il - éternel insoumis - lutte contre les filets de son environnement social. Nihiliste social, l'individualiste ne croit pas au progrès social, la vertu de l'action collective, pas plus qu'en les icônes et autres idoles rassemblant et menant les groupes comme autant de bergers avec leurs troupeaux. Pessimiste social, l'individualiste sait que son combat contre la société est perdu d'avance, car l'inertie et la pression qu'exercent les groupes sociaux font qu'un combat de front de l'individu ne mène qu'à son écrasement par le groupe le jugeant comme une menace pour sa cohésion. Le combat individualiste est donc une résistance de tout les instants, agile, discrète qui ne peut être semblable à aucune autre, tant chaque individu est différent. Aussi, Palante nous conduit en guise de résistance - comme Han Ryner - vers un art de vivre, une culture de son jardin, une manière d'être à soi sans appartenir aux autres. Deux textes sur l'individualisme absolument essentiels, pour ne pas dire inégalés.</p>]]></content:encoded>
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